Si j’étais espagnol, j’aurais du mal à comprendre la position de mon pays vis-à-vis de Gibraltar d’un côté et Sebta et Melillia de l’autre.
Comme je ne suis pas espagnol, je comprends au moins une chose : ce qui est vérité en deça de la Méditerranée, est erreur au-delà.
Alors, serait-ce trop demander aux héritiers de Cervantès que d’avoir l’extrême obligeance, à défaut de maintenir une ligne de conduite logique, de déplacer quelque peu la ligne de démarcation entre vérité et erreur.
tiré de Regards Obliques aux Editions La Surprise – 1986