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Préface de Michel JOBERT

Soumis par - 16 août 2009

Préface parue dans Regards Obliques aux éditions La Surprise – 1986

TIRS DE FLAN

A dessein, je choisis le titre de cet avant-propos, trop long pour présenter une oeuvre de concision : ainsi Idriss, s’il en est tenté, connaissant mon goût pour la paresse, pourra-t-il consacrer le moins de lignes aux « tirs de flan » ou aux « tire-au-flan ».

Ces « Regards Obliques » sont comme les fameuses  »orgues de Staline qui, en cinq secondes, lâchent quarante coups au but. L’auteur est artilleur. Il lui arrive de se dire sensible ou revenu de tout, ce qui signifie la même chose. Mais quelle cruelle précision : on comprend le Journal qui ne laisse à Idriss qu’un tout petit rectangle pour exercer ses ravages. Néanmoins, la Rédaction, est bien courageuse car le rapport superficie/rendement est excellent, bien meilleur que celui qualité/prix, dont Idriss, économiste à ses heures, est virtuose. A mois que, comme il l’écrit, la Rédaction ne lise pas ses billets et, quand ils ne sont pas livrés à l’heure, ne s’aperçoive pas de leur absence.

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Invitation aux lecteurs

Soumis par - 13 août 2009

Miscellanées : mélanges de choses diverses

Les lecteurs sont invités à envoyer leurs miscellanées à propos du Maroc sur les thèmes les plus variés, des plus conventionnels (exemple : les institutions politiques) aux plus étranges (exemple : le nombre de coiffeurs ou la description d’une visite au bain maure ou la recette culinaire des escargots).

Les textes ne doivent pas dépasser un ou deux paragraphes (dix à vingt lignes).

Soumettez une miscellanée marocaine »

Vivre

Soumis par - 13 août 2009

«Vivre est ce qu’il y a de plus beau au monde, la plupart de gens existent, c’est tout », écrit, provocateur, Oscar Wilde. Mais vivre, c’est d’abord vivre sa vie. Il y de nombreuses années de cela je me suis fait cette injonction que je retrouve, sous une forme racoleuse, dans une publicité pour je ne sais quel produit : Vis ta vie. Laissons de côté la récupération marchande de ce qui est, à mes yeux, un précepte de bon sens et une leçon de savoir être pour nous attacher au sens réel que recouvre la formule.

C’est d’abord face au malheur qui frappe sans crier gare que je me suis dit cela en complétant avec son corollaire : les vies les plus belles sont celles que l’on vit. Qu’il n’y ait pas méprise. Je sais bien ce qu’il y a d’indécence à dire à celui qui est dans la très grande misère matérielle de vivre sa vie. Inviter les déshérités à la résignation pour laisser le terrain libre à ceux qui se nourrissent grassement du renoncement des laissés pour compte serait indigne et grotesque. Lutter pour se faire une place au soleil est nécessaire et nourrir de grandes espérances pour améliorer son sort est légitime.

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