Préface parue dans Regards Obliques aux éditions La Surprise – 1986
TIRS DE FLAN
A dessein, je choisis le titre de cet avant-propos, trop long pour présenter une oeuvre de concision : ainsi Idriss, s’il en est tenté, connaissant mon goût pour la paresse, pourra-t-il consacrer le moins de lignes aux « tirs de flan » ou aux « tire-au-flan ».
Ces « Regards Obliques » sont comme les fameuses »orgues de Staline qui, en cinq secondes, lâchent quarante coups au but. L’auteur est artilleur. Il lui arrive de se dire sensible ou revenu de tout, ce qui signifie la même chose. Mais quelle cruelle précision : on comprend le Journal qui ne laisse à Idriss qu’un tout petit rectangle pour exercer ses ravages. Néanmoins, la Rédaction, est bien courageuse car le rapport superficie/rendement est excellent, bien meilleur que celui qualité/prix, dont Idriss, économiste à ses heures, est virtuose. A mois que, comme il l’écrit, la Rédaction ne lise pas ses billets et, quand ils ne sont pas livrés à l’heure, ne s’aperçoive pas de leur absence.