« Les Anglais, dit-on, envoyèrent un jour une ambassade à Mahomet pour s’enquérir de ses doctrines et pour le prier de confier leur conversion à Khaled-Ben-Walid ; mais les envoyés arrivèrent trop tard : l’âme de Mahomet s’était envolée vers le paradis. Ce trépas empêcha les Anglais d’abandonner leur religion ; ils ne manquèrent pourtant pas d’en exprimer leurs regrets. Voilà pourquoi les musulmans de la Barbarie et de plusieurs autres régions prétendent que de tous les « peuples du Livre », les Anglais sont les mieux disposés envers eux ».
Richard F. Burton
« Voyage à la Mecque » ( 1853)*
Des voyages, j’en ai fait d’innombrables. Il en est de trois sortes. Les premiers, à l’instar de cet été en Angleterre dont j’ai fait le compte rendu partiel dans ma précédente chronique, sont toujours pleins d’enseignements et de surprises. Les seconds sont virtuels, mais peuvent se révéler aussi éducatifs et plaisants que les précédents. Les derniers, les voyages intérieurs, peuvent aider à découvrir de grandes richesses, à abreuver notre âme et à féconder positivement notre personnalité.
Poursuivons donc nos pérégrinations dans l’espace et dans le temps avant d’investir ces deux derniers horizons*.
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